L’ Article 2 de « LA CHARTE AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES » stipule que : Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune, notamment de race, d'ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Cet appel s'adresse également à tous les dirigeants africains, aux organisations sous régionales africaines et tous les gouvernements et organisations de la société civile présents sur le continent. Le mouvement Africans Rising pour la paix, la justice et la dignité demande et exige le respect des droits et libertés des individus mais aussi, veut mettre fin à la brutalité policière en République Démocratique du Congo.

Suite à l’arrestation des camarades du mouvement LUCHA, nous dénonçons avec vigueur ces actes irresponsables qui lui sont arrivés. En effet, un groupe de activistes ont été arrêté pour avoir participé à la marche pacifique du 3 septembre 2018 à Goma, organisée par le mouvement LUCHA dans plus de 15 villes de la RDC, pour exiger l'abandon de la machine électrique pour le vote de la Commission électorale nationale et indépendante (Ceni); l'élimination de 16% des électeurs fictifs du dossier électoral.

Suite à cela, la police avait battu ces manifestants pacifiques pendant la marche et les a arrêtés.

Acte décrit il y’a de cela quelque mois par Sarah Jackson, directrice adjointe pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands lacs à Amnesty International : « Ce mépris total de la vie des manifestants et le recours illégal à la force ne sauraient être tolérés. L’utilisation d’armes à feu contre des manifestants non armés est contraire aux obligations qui incombent à la RDC en vertu du droit international ».

Un de nos camarades avait de grosses blessures à la main gauche et à la jambe droite et des douleurs atroces à la poitrine, aux côtes, au dos, etc. Comment marcher et parler avec une très petite voix ? Il a passé deux jours à l'hôpital dans une salle de soins intensifs. Le camarade de la LUCHA a quitté l'hôpital et est retourné au cachot où il a été libéré de toute infraction avec ses camarades le mercredi 5 septembre 2018 parce que le tribunal n'avait trouvé aucune accusation contre eux.

Aujourd'hui, sa santé est déjà bonne malgré quelques douleurs. Mais il prend toujours des médicaments.

Nous apportons notre soutien et compassion et appelons les gouvernements aux respects des droits et libertés des humains car toujours est-il que dans l’article 4 de cette même charte africaine des droits de l’homme et des peuples, il est dit que : «La personne humaine est inviolable. Tout être humain à droit au respect de sa vie et à l'intégrité physique et morale de sa personne. Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit ».

 

Cameroon, Senegal, Togo, Uncategorized, , , , , , ,

Leave feedback or a comment