Plusieurs mois après l’entame des pourparlers inter-togolais pour une sortie de la crise qui secoue le pays depuis le 19 août 2017, les lignes ne semblent véritablement guère bouger. Les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé, tous deux Facilitateurs désignés de la CEDEAO, ont obtenu lors de leur récent passage à Lomé, l’engagement de Faure Gnassingbé, de faire libérer les prisonniers politiques. Et comme d’habitude, les Togolais ont assisté ce 16 juillet 2018 à des libérations à minima. Plusieurs activistes dont les membres du Mouvement Nubueke et du REJADD-Togo manquent à l’appel. Ils sont encore des dizaines de prisonniers politiques à croupir dans les geôles du régime de Faure Gnassingbé.

Les Togolais, en quête de liberté depuis plusieurs années, s’attendaient à la libération d’une soixantaine de détenus politiques dans le cadre des mesures d’apaisement préconisées par la CEDEAO qui intervient à travers ses Facilitateurs dans la recherche d’une solution de sortie de crise au Togo. Ce 16 juillet 2018, seuls 19 parmi eux ont été élargis. La présidence de la République Togolaise, à travers son service de communication, s’est fendue d’un communiqué dans ce sens. « Par décret présidentiel N°2018-121/PR du 16 juillet 2018, sept (07) détenus dans les prisons civiles de Lomé et de Kpalimé reconnus par la justice coupable de diverses infractions commises lors des dernières manifestations politiques et condamnées selon les lois en vigueur, ont bénéficié d’une réduction de peine. Douze (12) autres détenus de la prison civile de Mango ont bénéficié d’une liberté provisoire », renseigne le texte qui souligne par ailleurs que ses mesures témoignent de la volonté de Faure Gnassingbé à poursuivre les initiatives visant « l’apaisement de la situation sociopolitique »

Après cette sortie, qui ne concerne que quelques personnes qui ont été arrêtés lors des manifestations pacifiques, les zélateurs et autres thuriféraires du pouvoir en place, inondent à souhait la toile d’exposés et de commentaires empreints d’une satisfaction à l’évidence en total déphasage avec l’engagement pris par le président togolais. Les libérations les plus attendus sont, une fois de plus remis à une date « ultérieure ». C’est le cas des activistes du Mouvement Nubueke et du REJADD-Togo (Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement, section-Togo).

Il s’agit des sieurs Messenth Kokodoko et de Kokou Dodzi Eza, tous deux du Mouvement Nubueke. Ils ont été respectivement arrêtés puis détenus depuis les 19 et 26 octobre 2017. La justice mise en coupe réglée par le pouvoir politique les accuse, entre autre de, groupement de malfaiteurs, trouble aggravé à l’ordre public, incitation à la révolte, menace et violence envers les représentants de l’autorité publique, destruction volontaire par incendie des biens publics, détention illégale des matériels militaires et complice de ces infractions. Ces charges ont toujours été qualifiées de fallacieuses par les responsables dudit mouvement qui dénoncent une cabale ourdie pour les réduire au silence. Ce mouvement, créé en 2015 intervient dans l’éducation à la citoyenneté, l’engagement citoyen mais aussi dans la sensibilisation et l’éveil des consciences. Ses activistes se sont fait remarquer avec la distribution de l’eau aux manifestants lors des gigantesques manifestations pacifiques pour exiger le départ de Faure Gnassingbé.

On retrouve également dans le lot des oubliés Assiba Johnson, président du REJADD-Togo. Ce défenseur des Droits de l’Homme a été kidnappé par les agents de renseignements 4 avril 2018 en pleine rue à Lomé. Son arrestation et sa détention fait suite à un rapport publié en février 2018 sur le nombre de victimes de la répression des manifestations politiques au Togo, depuis le début de la crise togolaise en août 2017. Bien avant, il avait signalé des menaces d’atteinte à son intégrité physique.

Contactés, les premiers responsables du Mouvement Nubueke ne comprennent pas l’obsession du régime à garder leurs camarades en prison alors même que les engagements pris vont dans le sens de la libération de tous les détenus politiques. Ils clament toujours l’innocence de ces derniers et réclament leur libération dans un meilleur délai.

Pour sa part, Mme Adjamagbo Johnson, Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise, qui mène la contestation contre la dictature cinquantenaire des Gnassingbé,a exprimé son étonnement face à cette attitude du pouvoir. Néanmoins, elle se dit confiante et souligne qu’elle va soumettre à nouveau leurs cas aux émissaires de la CEDEAO qui vont rencontrer ce jeudi 19 juillet 2018 à Lomé, les protagonistes de la crise togolaise. Cette délégation sera conduite par le Général Béhanzin.

Plusieurs mois après l’entame des pourparlers inter-togolais pour une sortie de la crise qui secoue le pays depuis le 19 août 2017, les lignes ne semblent véritablement guère bouger. Les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé, tous deux Facilitateurs désignés de la CEDEAO, ont obtenu lors de leur récent passage à Lomé, l’engagement de Faure Gnassingbé, de faire libérer les prisonniers politiques. Et comme d’habitude, les Togolais ont assisté ce 16 juillet 2018 à des libérations à minima. Plusieurs activistes dont les membres du Mouvement Nubueke et du REJADD-Togo manquent à l’appel. Ils sont encore des dizaines de prisonniers politiques à croupir dans les geôles du régime de Faure Gnassingbé.

Les Togolais, en quête de liberté depuis plusieurs années, s’attendaient à la libération d’une soixantaine de détenus politiques dans le cadre des mesures d’apaisement préconisées par la CEDEAO qui intervient à travers ses Facilitateurs dans la recherche d’une solution de sortie de crise au Togo. Ce 16 juillet 2018, seuls 19 parmi eux ont été élargis. La présidence de la République Togolaise, à travers son service de communication, s’est fendue d’un communiqué dans ce sens. « Par décret présidentiel N°2018-121/PR du 16 juillet 2018, sept (07) détenus dans les prisons civiles de Lomé et de Kpalimé reconnus par la justice coupable de diverses infractions commises lors des dernières manifestations politiques et condamnées selon les lois en vigueur, ont bénéficié d’une réduction de peine. Douze (12) autres détenus de la prison civile de Mango ont bénéficié d’une liberté provisoire », renseigne le texte qui souligne par ailleurs que ses mesures témoignent de la volonté de Faure Gnassingbé à poursuivre les initiatives visant « l’apaisement de la situation sociopolitique »

Après cette sortie, qui ne concerne que quelques personnes qui ont été arrêtés lors des manifestations pacifiques, les zélateurs et autres thuriféraires du pouvoir en place, inondent à souhait la toile d’exposés et de commentaires empreints d’une satisfaction à l’évidence en total déphasage avec l’engagement pris par le président togolais. Les libérations les plus attendus sont, une fois de plus remis à une date « ultérieure ». C’est le cas des activistes du Mouvement Nubueke et du REJADD-Togo (Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement, section-Togo).

Il s’agit des sieurs Messenth Kokodoko et de Kokou Dodzi Eza, tous deux du Mouvement Nubueke. Ils ont été respectivement arrêtés puis détenus depuis les 19 et 26 octobre 2017. La justice mise en coupe réglée par le pouvoir politique les accuse, entre autre de, groupement de malfaiteurs, trouble aggravé à l’ordre public, incitation à la révolte, menace et violence envers les représentants de l’autorité publique, destruction volontaire par incendie des biens publics, détention illégale des matériels militaires et complice de ces infractions. Ces charges ont toujours été qualifiées de fallacieuses par les responsables dudit mouvement qui dénoncent une cabale ourdie pour les réduire au silence. Ce mouvement, créé en 2015 intervient dans l’éducation à la citoyenneté, l’engagement citoyen mais aussi dans la sensibilisation et l’éveil des consciences. Ses activistes se sont fait remarquer avec la distribution de l’eau aux manifestants lors des gigantesques manifestations pacifiques pour exiger le départ de Faure Gnassingbé.

On retrouve également dans le lot des oubliés Assiba Johnson, président du REJADD-Togo. Ce défenseur des Droits de l’Homme a été kidnappé par les agents de renseignements 4 avril 2018 en pleine rue à Lomé. Son arrestation et sa détention fait suite à un rapport publié en février 2018 sur le nombre de victimes de la répression des manifestations politiques au Togo, depuis le début de la crise togolaise en août 2017. Bien avant, il avait signalé des menaces d’atteinte à son intégrité physique.

Contactés, les premiers responsables du Mouvement Nubueke ne comprennent pas l’obsession du régime à garder leurs camarades en prison alors même que les engagements pris vont dans le sens de la libération de tous les détenus politiques. Ils clament toujours l’innocence de ces derniers et réclament leur libération dans un meilleur délai.

Pour sa part, Mme Adjamagbo Johnson, Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise, qui mène la contestation contre la dictature cinquantenaire des Gnassingbé,a exprimé son étonnement face à cette attitude du pouvoir. Néanmoins, elle se dit confiante et souligne qu’elle va soumettre à nouveau leurs cas aux émissaires de la CEDEAO qui vont rencontrer ce jeudi 19 juillet 2018 à Lomé, les protagonistes de la crise togolaise. Cette délégation sera conduite par le Général Béhanzin

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Written by Shalom Ametokpo
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